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YoungTimers


Posté par Pat1135rice

Autodrome Linas-Montlhéry : 28 avril 2012

Déjà tout môme, le circuit de Linas-Montlhéry me faisait rêver. Tout d'abord en raison de certaines lectures précoces : Virage, Echappement... Ensuite parce qu'un oncle de ma mère habitait à cinq kilomètres, à Longpont sur Orge. Une fois, à douze ans, lors d'une semaine de vacances, je m'étais approché de ce haut-lieu de la course automobile à vélo, mais je n'avais pas osé traverser la nationale 20... Ce n'est que bien plus tard, pendant ma période de service national, que je l'ai traversée cette fichue grande route et ai découvert la structure en béton qui supporte l'anneau de vitesse. Pour autant, il faudra trois décennies de plus pour que je me décide à y rouler. Il était temps...

L'UTAC et la revue "Youngtimers" proposaient le 28 avril dernier, une journée dédiée aux voitures et motos des années 70 à 90. Avec sept cents inscriptions pour une première, les organisateurs ont tapé dans le mille, preuve que l'engouement pour les autos de cette période est bien réel.

Courageux, téméraires et voulant faire un pied de nez à la grenouille qui annonce une pluie d'enfer, quatre équipages bordelais et poitevin (2 Clio Williams et 2 R5 GT Turbo dont un "Alain Oreille"), prennent la route pour Montlhéry. Après un voyage sans histoire, bercé par le rythme des limitations de vitesse, l'autodrome s'offre à nous en sortant du tunnel "Jean Rédélé". Nous ne sommes pas les premiers, loin de là. Regard sur le planning, c'est très bien, nous prenons la piste dans la dernière série du matin et de l'après-midi. Ca nous laisse tout le temps pour découvrir le plateau statique et regarder tourner les inscrits aux sessions de roulage. Première impression en regardant l'anneau : le couloir supérieur est vraiment haut ! Deuxième impression en faisant un demi-tour de la tête : il y a vraiment beaucoup de monde et ça arrive toujours. En avant donc pour la découverte du plateau statique, on commence par les clubs fortement représentés. Du côté de la marque au losange, les R5 GT turbo sont en force. Phases 1 et 2 de toutes les couleurs, une autre "Oreille"... Belle représentation ! Sinon, 4L, R5 TX, R17 TS, R20, R30 et Fuego cohabitent fièrement avec les sportives que sont les R5A Turbo, R5 Turbo 2, R19 et Clio 16S, Clio Williams et Spider sans oublier pas mal de R21 Turbo et quelques modèles plus rares dont une R11 Turbo Zender et une Safrane Biturbo. Du côté des autres marques, on n'est pas en reste. L'armada des Golf GTI série 1 est impressionnante. Le nombre de BMW et Ford RS également. Idem pour les 205 GTI, AX et autres Audi et Fiat coupé Bertone... La liste des modèles présents est tellement longue qu'il faudrait un bottin. Enfin presque. Ce qui est sûr, c'est que la qualité est également au rendez-vous. Le coût de certaines restaurations dépassant de loin les côtes les plus élevées.

10h45, ça y est, il faut nous placer dans la grille. Le pace-car ouvre le cortège puis nous lâche. C'est parti pour un bon moment de plaisir. J'y vais doucement au début puis j'accélère le rythme. La piste est grasse mais avec les pneus "Pilot SX", l'adhérence reste correcte. Par contre, la surface de l'anneau est vraiment dégradée. Il y a beaucoup de raccords de béton et j'apprécie d'avoir une auto en configuration d'origine. Ca secoue pas mal mais c'est supportable, sans traîtrise. Au fil des tours, je prends de l'assurance. Je vais plus vite et monte plus haut sur l'anneau, mais pas tout en haut ! Là, ce n'est pas pour moi. Je me demande comment il fait le gars, avec son Alfasud. Et celui-là, avec sa CX !.... Ah, zut, drapeau, c'est déjà fini. On sort. Il n'est pas loin de l'heure du déjeuner, on file s'acheter des casses-croûtes. Au passage, c'est l'occasion de contempler les autos et motos de l'équipe de "Youngtimers " et d'entrevoir des visages connus. Par contre, ça manque un peu d'animation. Et la plaque souvenir, elle est où ? Bon c'est pas grave, pour une première édition et pour le prix, c'est bien sympa quand même. 14h, on s'approche de la piste pour regarder passer la première série de l'après-midi. Quelques gouttes, aïe, ça commence. Au bout de quelques tours, le ciel devient uniformément gris et ça tombe de plus en plus. Dans la chicane de la tour, ça se bouscule dur. Les Golf GTI ont mangé du lion ! Deuxième série, on se trempe ! Les CX, une R25 et une Saab font le spectacle ! Troisième série, on n'est plus étanches. Le plaisir n'y est plus, on préfère ne pas tourner et reprendre la route. En fait, on a bien fait, ça n'arrêtera plus. Et puis, entre Tours et Poitiers, ça sera le déluge !


L’autodrome Linas-Montlhéry : un peu d’histoire

- C’est en 1924 que l’anneau de vitesse de 2,5 km voit le jour. La piste en ciment armé repose  sur une charpente de ciment composée de 3300 poteaux, 8000 poutrelles et 7000 entretoises. L’usage d’éléments préfabriqués en fera un chantier d’avant-garde.
- Le circuit routier long de 9,5 km s’ajoute à l’anneau de vitesse en 1925. Il en utilise les deux-tiers.
- L’instigateur de ce projet est l’industriel Alexandre Lamblin, propriétaire d’une usine de fabrication de radiateurs automobiles et d’avions, par ailleurs possesseur d’un journal sportif : « l’Aéro-Sport ».
- L’autodrome, vendu au Domaine National en 1939, est mis à disposition du Ministère de la Guerre quelques temps après cette cession.
- Le second conflit mondial cause d’importants dégâts à l’ensemble des infrastructures.
- L’UTAC (Union Technique de l’Automobile, du motocycle et du Cycle), en prend la gérance civile en 1946 et remet l’ensemble en état (deux années de travaux), ce, en parallèle de ses activités propres à caractères technique et expérimental. Elle y organise également des compétitions.
- Des courses célèbres se dérouleront à Montlhéry : Grand Prix de l’ACF, Coupe du salon de l’auto, les 1000 km de Paris, le Grand Prix de l’âge d’or, le Bol d’or motocycliste, la coupe R8 Gordini bien sûr, et beaucoup d’autres…

Place aux photos !
















































































Regardez l'Alfasud en haut de l'anneau !










Des bordelais et un poitevin en balade !



























Il n'y avait pas que la marque au losange présente à cette journée !





























































Des motos étaient également présentes. Parmi les Suzuki GSXR, Yamaha 900 XJ, Honda CX... On trouvait cette belle blanche !



Cette Yamaha 125 RDX type 1E7 me rappelle bien des souvenirs. La mienne était bleue et possédait des jantes à rayons. C'était en 1977...